Un...compatible

Incompatible

Accoudé au rebord de ce poussiéreux banc,
Les souvenirs filant devant mes yeux mi-clos,
Je te sens avec moi. Pour un instant seulement,
Je revis l'éphémère que fut notre duo.

J'en étais arrivé à y croire vraiment,
À vouloir dépasser mes malheurs et mes peines
Pour qu'ensemble, à nous deux, l'on vainque nos tourments.
J'aurais été ton roi, et toi ma douce reine.

Mais en m'ouvrant à toi, les frissons sur ta peau
M'ont révélé une peur que tu cachais enfouie;
"Pourquoi dans notre vie faudrait-il s'attacher,

Laisser des sentiments qui peuvent nous briser?"
Et puis ce fut ainsi, la douleur de l'adieu
Où je compris enfin qu'un et un, au diable les mathématiques, ne font pas toujours deux.